Mardi 26 janvier 2010
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19:43
Et oui, il a fallu qu'on se voie... au Burkina.
J'ai pris un bon vieux taxi pas trop gâté et accompagnée d'une vraie bonne musique burkinabé, de quelques passagers récupérés en route, je me suis rendue de Pissi au centre ville en zigzagant
parmi les vélos, les ânes les camions et les motos. en divagant de déviation en déviation. (ils transforment la route qui va vers Bobo en double voie. Et ce, du centre ville jusqu'à la sortie !
Et là, j'ai rencontré Jutta.
Ca peut paraître drôle, dit comme ça !
Mais Jutta est française, habite dans les Vosges et ça fait plus d'un an qu'on se parle par mail qu'on trouve que ce serait intéressant de se rencontrer et qu'on essaie de se voir.
Le problème est que, soit je suis au Burkina aux dates qu'elle me propose, soit c'est elle qui y était quand je pouvais.
Et pourquoi ce désir de rencontre ?

Jutta et son compagnon font partie d'une assoc qui agit dans un village (Manéfyam) juste à côté du village de Sanon.
En Octobre dernier, Francis Zongo m'avait menée à moto à travers la brousse pour me montrer toutes les installations réalisées à Manéfyam à l'aide de cette assoc.
(Si vous voulez en savoir plus, regardez dans le site, l'article : "Pour voyager solidaire en petit groupe au coeur de la brousse" ou un truc comme ça)
Comment s'est-on retrouvée?
Je savais qu'elle venait dans ces dates mais le grand hasard est que Jean-Loup, Puisatiers qui est venu pour les travaux de la digue de Sourgou, a voyagé précisément avec elle. Ils ont bavardé
ensemble pendant le voyage, a su qu'elle me connaissait (par mail), etc etc...
J'ai donc tout de suite su quand elle était arrivée.
L'Afrique est grande mais c'est un grand village : on parle, on palabre, on prend le temps pour cela et on finit toujours par trouver quelqu'un qu'on connaît en commun.
Du coup j'ai aussi bavardé avec l'intendante-cuisinière du "Paradis", Clarisse,
je l'avais juste croisée au Paradis.
Là, comme on a pris notre temps, on a pu se rendre compte qu'elle connaissait Salam et même que son père (de Salam) venait manger dans le restaurant qu'elle tenait dans le temps à
Koudougou.

Je vous disais bien qu'on avait toujours quelqu'un de commun qu'on finissait par connaître !
Maïmouna est une jeune infirmière diplômée
qui a tenté le concours de la fonction publique. Dans quelle brousse lointaine sera--elle envoyée ? Personne ne sait et surtout pas elle.
Voilà, voilà pour aujourd'hui.
J'ai bien hâte de voir les photos de Sara aux Laurentides. Rassure-toi, je ne soufflerai pas longtemps d'air chaud dans ta direction ma grande : je vais bientôt quitter un climat qui m'est de
plus en plus familier.
Steph, et Charlène aussi pour vous réchauffer le moral, je fais des petits rajouts dans mon article sur La cour de Germaine et Koudougou.
Hier, c'était impossible parce que j'avais écrit tout un truc et tout a sauté avant la fin, je n'avais plus le courage de recommencer.