Partager l'article ! Des céréales, des céréales, visite à la ferme "pilote" AZN de Guiè: Suis bien fatiguée pour me lancer dans cet article. Alors vous sau ...
Suis bien fatiguée pour me lancer dans cet article.
Alors vous saurez juste que la ferme se situe à côté de Manéga à 60 km nord de Ouaga.
Qu'elle constitue une grande association de près de 10 villages, qu'elle a débuté petit il y a 20 ans. Qu'un français fou d'agriculture "naturelle-développement durable" en a été l'initiateur
(informations à suivre bientôt sur le site des PUISATIERS)
On y est allé avec Salam. On était vraiment contents.
Le principal intérêt y est d'améliorer d'une manière significative
la production des céréales
à la saison des pluies.
Et ceci en enrichissant durablement les sols
Les céréales sont la base même de l'alimentation des agriculteurs.
Au Burkina,
une mauvaise récolte saisonnière de céréales signifie...
la famine
qu'aucune production sur périmètre irrigué à la saison sèche ne peut enrayer : on ne peut y produire que des légumes.
Dans cette ferme,
y est développé tout un système bocager de production agricole
en maîtrisant l'eau de pluie où elle tombe
et en se substituant à l'agriculture extensive et les problèmes qu'elle engendre au Sahel : surpaturage, érosion et feux.
Vous pouvez dès à présent allez voir sur leur site les explications très claires de tout leur système de production agricole et l'histoire de ce développement qui a débuté il y a 30 ans.
www.azn-guie-burkina.org
J'ai aussi mis un article sur le site qui s'intitule, ça me paraît si important :
Des céréales en plein sahel, visite à la ferme "pilote" AZN de Guiè, Burkina Faso
Un avenir pour les paysans au Burina Faso
On a l'impression qu'il n'y a rien de spécial :
les concessions y sont éparpillées comme ailleurs,
c'est la saison sèche et le sol est jaune,-paille,
les arbres seuls sont verts et des buissons, encore un peu
Mais... petit à petit on sent qu'il y a toute une ambiance gaie, déliée, bon enfant, chez les paysans et paysannes qu'on croise.
L'environnement aussi change :
il y a plus d'arbres, de buissons.
C'est à la fois naturel, sans intallation de cultures maraîchères, mais ce n'est plus tout à fait la brousse sauvage,
il y a une main mise de l'homme dans ce paysage et dans la distribution des arbres et des arbustes.
En fait il y a des sortes de haies qui délimitent des aires de cultures et des enclos d'élevage, mais comme ce sont des buissons de savane, ça ne se remarque pas tout de
suite.
En effet ces haies encadrent des grillages qui empêchent les animaux errants de pénêtrer sur les cultures et, à l'intérieur des périmètres, délimitent les champs.
Une zone antifeu est systématiquement créée à l'extérieur des zones cultivées
Bon je vous en dirai plus demain si l'ordinateur marche aussi bien qu'aujourd'hui parce que nous devons essayer avec Salam (Abdou) d'aller jusqu'à Sanon demain y rencontrer Jutta et sa bande
dans leur Paradis à Manéfyam. Il veut qu'on y soit pour 6 h le matin !!!
Alors ...
... Allez, voilà, voilà, je vous
explique un
peu
La section pépinière très active fournit les arbres à planter et les arbustes des haies
On y apprend aussi l'art de la coupe du bois sans "déforester"
Le bétail n'est plus livré à lui même et fournit le compost
Un foin, récolté en septembre, quand l'herbe est encore verte est stocké pour nourrir le bétail pendant la saison sèche
Un atelier est là pour entretenir les différents engins dont la ferme a besoin
Des stages d'une durée de 4 ans
sont offerts dans chacun de ces domaines à des jeunes de niveau fin CM2 appartenant à l'un de ces 10 villages associés.
Petit à petit se sont aussi développées des structures d'alphabétisation en mooré et en français pour adolescents et adultes, un orphelinat etc...